La gestion de l’eau dans une piscine naturelle

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Bien gérer l’eau de sa piscine naturelle, ce n’est pas seulement une préoccupation économique, mais c’est le gage d’un bon fonctionnement de la zone de lagunage, d’une qualité d’eau de baignade irréprochable et de soucis en moins. Comme il n’est pas possible d’utiliser des produits chimiques pour épurer l’eau de la piscine naturelle, il faut veiller à ce que l’eau alimente bien les plantes aquatiques filtrantes.

L’eau vivante de la piscine biologique

Alors que dans une piscine traditionnelle, on cherche à tout prix à obtenir une eau le plus neutre possible, dans une piscine naturelle on doit intégrer l’idée que l’eau est vivante et contient toute sorte de petits organismes vivants, comme des bactéries, ce qui permet d’avoir une bonne qualité de l’eau.
Bien sûr il n’est pas question non plus de se baigner dans une eau grouillante d’insectes et de bactéries, mais il faut admettre qu’ils ont leur place. L’eau d’un bassin écologique est un écosystème à part entière.

Les différents microorganismes, phytoplancton, zooplancton, qui se développeront dans l’eau, serviront de nourriture aux éventuelles grenouilles, libellules et escargots qui se chargeront d’épurer l’eau comme le feront les plantes aquatiques. Eventuellement, la zone de lagunage, pourra accueillir des poissons.
Mais ne vous inquiétez pas, si vous utilisez régulièrement votre bassin de nage, aucun animal ne s’y installera, préférant la quiétude de la zone d’épuration et de la zone de régénération, à la zone mouvementée de vos ébats.

Créer une cascade oxygène parfaitement une piscine naturelle

Créer une cascade oxygène parfaitement une piscine naturelle

Rechercher un équilibre biologique

Le démarrage d’une piscine naturelle demande de la patience pour que l’écosystème constitué parvienne à un équilibre. Il faut compter entre 12 et 16 mois pour que le bassin devienne équilibré, le temps que les dépôts soulevés par la mise en eau se stabilisent et le temps que les plantes aquatiques se développent suffisamment pour épurer.
Durant cette période, la qualité de l’eau peut varier et des algues proliférer. C’est une période transitoire. Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez pas vous y baigner, mais il faudra sûrement être patient et attendre un peu.

Pendant cette période, vous pourrez admirer l’écosystème de votre piscine se construire. Vous pourrez voir la magie opérer, après trois ou quatre mois, quand les plantes commenceront avec leur développement à jouer leur rôle épuratoire.
L’oxygénation de l’eau est importante aussi pour éviter le développement des algues, c’est pour cela qu’il est conseillé de créer une cascade ou une fontaine. Si vous avez du dénivelé entre le bassin d’épuration et le bassin de régénération, vous pouvez créer une cascade naturelle avec des pierres maçonnées. Si vous êtes au même niveau, avec une pompe, créez une cascade artificielle ou une fontaine qui se déverse dans le bassin de baignade.

L’équilibre de votre eau passe aussi par sa température. Dans le cadre d’une piscine biologique, l’eau se réchauffe plus rapidement qu’une piscine classique. Les jours chauds, le bassin sera plus chaud. Il faut donc laisser le temps aux plantes de s’acclimater. En règle générale, la température idéale est entre 20 et 26°C.
Enfin, l’évaporation est un facteur qu’il ne faut pas négliger. Du fait de la surface additionnelle du lagunage, vous doublez la surface totale du plan d’eau, et du même coup, la surface d’évaporation. Ajoutez à cela, la cascade d’oxygénation qui est aussi une source d’évaporation. Contrairement aux piscines traditionnelles, vous ne pouvez pas bâcher votre plan d’eau pour limiter l’évaporation, en conséquence il faut prévoir une consommation d’eau de l’ordre de 50 m3 par an. L’alimentation par une source, ou la récupération d’eau de pluie peut être une très bonne idée.

En conclusion

Gérer l’eau de sa piscine naturelle est une attention de tous les jours. Ce n’est pas plus délicat que de gérer le PH de sa piscine traditionnelle.

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