Piscine naturelle : le bassin d’épuration

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La construction d’une lagune d’épuration demande une connaissance minimum en ingénierie et en phyto-plantation. Il suffit juste de comprendre qu’elle est une tactique naturelle ayant un but : la filtration et le nettoyage de l’eau du bassin de baignade. Le résultat, c’est une alternative écologique et durable à la piscine traditionnelle.

Descriptif du bassin d’épuration

La lagune d’épuration est en général séparée du bassin de nage. Peu profonde (30 à 50 centimètres), sont étanchéité est réalisée avec une bâche EPDM entre deux feutres de protection. On y dépose ensuite du gravier ou du « bio balles » et pour compléter le remplissage, des pierres de lave appelés aussi pouzzolane, dont la granulométrie (10 à 15 mm) est suffisante pour en faire un substrat compact et ferme afin de recevoir les plantes, et assez aérée pour prévenir les futurs colmatages. C’est dans ce substrat de pouzzolane que sont disposées les plantes aquatiques épuratrices.

En ce qui concerne les végétaux, il est impossible de les planter dans la terre qui se répandrait facilement dans la piscine et viendrait obstruer le système de circulation. Il faut donc les planter directement dans le substrat du lagunage. Les professionnels utilisent des paniers pour ces plantations. Ce sont des pots en plastiques ajourés qui vont contenir le terreau aquatique s’il y en a, et tout au moins, les racines de la plante. Il convient de sélectionner les plantes les plus efficaces possibles. Selon la profondeur de la lagune et le climat, on privilégiera plutôt certaines plantes à d’autres.

Pas besoin que le niveau d’eau soit très supérieur au substrat, il peut simplement l’effleurer, les plantes seront suffisamment alimentées. L’eau est amenée dans cette lagune, soit par un drain disposé au fond, souvent des tuyaux de drain en PVC, par capillarité elle remonte en surface, soit par une colonne de décantation reliée à la bonde de fond du bassin de nage. Là encore, l’eau montera naturellement dans la colonne vers la surface, laissant les gros déchets se déposer au fond de la colonne.

L’important avec ce système de lagunage en circuit fermé, c’est que la pompe soit suffisamment puissante pour assurer la circulation de l’eau.
A ce stade, l’eau est épurée par l’action conjointe des bactéries (minéralisation de la matière organique) et des plantes aquatiques (phytoextraction). En sortie de bassin de baignade, c’est-à-dire autour de la colonne de décantation, la croissance des plantes est plus importante parce que l’eau est plus chargée en matière organique.

Le bassin d’épuration est séparé du bassin de nage et est alimenté par un drain ou une colonne de décantation

Le bassin d’épuration est séparé du bassin de nage et est alimenté par un drain ou une colonne de décantation

Comment déterminer la taille de cette lagune ?

Difficile de déterminer avec précision la surface que doit occuper cette lagune. Ce qui est sûr et que nous avons déjà dit, c’est que les deux lagunes réunies doivent représenter au moins entre 50% et 100% de la surface du bassin de nage. On peut dire que cette lagune doit donc représenter la moitié de la surface des deux lagunes. En fonction de votre région il faudra adapter cette surface car un autre facteur entre en considération, le climat, qui influence énormément le pouvoir filtrant des plantes aquatiques. Les températures, l’ensoleillement, mais aussi la direction des vents et la pluviométrie vont favoriser l’oxygénation, l’évaporation, la turpitude de l’eau, toutes ces variables qui contribuent au bon ou au mauvais développement de la végétation aquatique.

En conclusion

Il vaut mieux prévoir grand. Un lagunage trop petit rendra l’équilibre écologique de votre lagune d’épuration fragile et favorisera le développement d’algues. Un lagunage trop grand aura peu d’impact, sinon de devoir implanter plus de plantes et de demander une pompe plus puissante pour faire circuler toute l’eau.

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